L'art martial en quelques mots Pourquoi pratiquer ? Le kyùdo 弓道
Faq Sources complémentaires

 

L'art Martial

Un art martial ne vise pas le conflit, la guerre ou la violence : il cherche au contraire à procurer la paix intérieure et la confiance en soi. Le disciple des arts martiaux livre beaucoup moins la «  bataille  » dans la vie quotidienne, que celui qui est en conflit avec lui-même (mal dans sa peau). Celui-ci est obligatoirement travaillé par la violence et l'agressivité (refoulée ou non). Cette violence n'est pas signe de courage ni de force.

Au contraire, elle démontre le manque de maîtrise et de confiance en soi : Tandis que le disciple en question, préparé au combat (ayant retrouvé la présence et l'intelligence de son corps, donc son "courage") n'est pas travaillé par la peur et est en paix avec lui-même et l'environnement.

Notre corps est le lieu concret de tout ce que nous sommes : sensations, identité, énergie, sentiments, intuitions, le moral, tendresse, communications... Tout passe par le corps dont l'expression et l'entraînement psycho-dynamique et relationnel font partie des pratiques curatives et éducatives les plus puissantes.

L'art martial fait passer en quelque sorte tout par le corps afin que l'équilibre fondamental soit rétabli (le reste se guérit de lui-même : doute, pessimisme, émotivité, paresse, agressivité, déprime, anxiété…).

 

Bodhisattva

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Dans son sens primitif, un art martial est considéré comme un enseignement d'une ou de plusieurs techniques de combat où la connaissance et la maîtrise de soi sont nécessaires pour savoir l'appliquer de manière efficace malgré le stress que peuvent représenter les lieux de combat.

Dans son étymologie, « martial » est, issu du latin, plus précisément du dieu de la guerre tiré de la mythologie romaine « Mars ». L'histoire des arts martiaux remonte aux premiers âges de l'humanité avec Bodhisattva ( Bồ Tát ; sattva être, bodhi éveil) vocabulaire du bouddhisme.

L'expression française « arts martiaux » est la traduction de l'anglais martial arts ; un néologisme créé vers 1933 pour désigner initialement les techniques de combat du Japon.

L'expression emprunte donc les significations étendues du terme « art », et du terme « martial », adjectif dérivé du nom Mars (latin : mars, « le brave »)

De manière littérale, «art martial» signifie à utilité militaire, toute discipline utilisée pour le combat, pour attaquer ou se défendre. Toutefois, les arts martiaux intègrent une dimension spirituelle et philosophique dans leur enseignement, une caractéristique qui les distinguent essentiellement des sports de combat.

Chaque art martial possède des valeurs spirituelles et philosophiques qui lui sont propres ; ces valeurs peuvent également différer au sein d'une même discipline en fonction des styles et des écoles qui la composent

 

Ancienne fresque représentant des moines Shaolin en train de pratiquer le Shaoli

Actuellement et dans la société mondiale moyenne, il est possible d'apprendre et de pratiquer les arts martiaux comme un sport, une hygiène d'entretien de la forme physique et mentale sans objectif premier de vaincre, de blesser ou de faire mal. Il faut cependant admettre que les arts martiaux ont pour vocation première d'apprendre des techniques permettant d'immobiliser, de tuer et de blesser.

Cependant, il ne s'agit pas non plus d'une sorte de gymnastique ou de danse car l'étude des arts martiaux laisse une grande place à la recherche de l'efficacité martiale (placement vis-à-vis de l'adversaire, évaluation de la distance, précision et puissance des coups, économie des forces).

Malgré la distinction courante entre les arts martiaux, fondés sur une recherche de la perfection, et les sports de combat, plus orientés vers la compétition et ayant des contacts directs, ces deux activités humaines ont des liens étroits et découlent historiquement des mêmes préoccupations de défense et de canalisation de l'agressivité.

Les arts martiaux sont cependant axés sur une étude de mouvements de type formes (appelés kata dans les arts martiaux japonais et ont des implications directes dans le combat libre, car les attaques et parades sont liées avec finesse pour produire la plus grande autorité de contrôle avec le minimum d'effort.

L'absence d'intention réelle de nuire permet de travailler des situations plus dangereuses telles que l'affrontement à mains nues contre un couteau ou un sabre. La pratique d'un art martial ne se limite pas à de très nombreux enchaînements, même s'ils sont un pôle important de la transmission. La pratique de ces arts improprement traduits par « martiaux » peut aboutir avec bonheur à d'autres attitudes, comme les rites, les sports, les traditions.

 

La Voie du Samouraï

Elaboré à partir de principes tirés du bouddhisme zen et du shintoïsme, le bushido (bu : martial - shi : le guerrier  - do : la voie) constitue le code d'honneur du samouraï.

Les sept vertus : Transmises d'abord par les grandes familles féodales, les règles de vie et l'éthique du guerrier s'unifient peu à peu.

Gi : l'honnêteté en constitue l'élément principal

Yu: le courage qui peut aller jusqu'à l'héroïsme

Jin : la bienveillance envers l'humanité

Rei : la droiture, le juste comportement

Makoto : la sincérité absolue

Meiyo : l'honneur, la gloire

Chugai : la loyauté, qui peut conduire jusqu'au suicide.

 

L'art du combat : La pratique assidue des arts martiaux, la préparation aux diverses techniques de combat et l'entretien physique comptent autant que la mise en condition de l'esprit. La force du samouraï réside dans sa victoire sur la peur de la mort. Les armes demeurent un symbole de richesse et de pouvoir. Ainsi, le katana, le sabre, est considéré comme "l'âme du samouraï", signe d'appartenance à la classe des guerriers.

Sagesse et devoir : L'éducation du guerrier évoluera vers un mode de vie pacifié, temps dédié à l'élévation de soi par le développement intellectuel et spirituel. L'élite se nourrit d'histoire, d'art et de philosophie, afin d'administrer une société avec sagesse et guider les autres classes de celle-ci  sur la voie d devoir.

Art de vivre : Patience, discipline, dévouement figurent parmi les autres qualités du samouraï. Calligraphie, peinture, musique complètent son éducation.Le jardin, le pavillon de thé, dont la cérémonie, le shado, est très structurée, permettent de cultiver un art de la paix, en harmonie avec les cinq éléments, les cinq saisons.